Assises Françaises de l’Agrivoltaïsme 2026 : faire entendre la voix du monde agricole
Le 17 février 2026
Le 5 février 2026 à Bordeaux, GLHD était aux côtés de la Fédération Française des Producteurs d’Agrivoltaïques (FFPA) pour contribuer à une réflexion collective : comment construire un narratif agrivoltaïque plus juste, plus lisible et plus ancré dans les réalités agricoles et territoriales ?
En première partie, Louise Lesparre a posé un constat sans détour sur la crise agricole et ses angles morts : « Il faut une reconnaissance sociétale du rôle que jouent les agriculteurs, et ne plus communiquer uniquement en réaction, mais de façon anticipée et pédagogique ». Elle a rappelé que l’agrivoltaïsme est « un outil de diversification et de résilience pour les fermes », à condition de s’inscrire dans une vision collective et un accompagnement de long terme.
La table ronde a ensuite croisé quatre regards complémentaires :
- Marie Bové (VALOREM) a appelé à « un récit collectif qui ne nous enferme pas, mais nous libère et ouvre des perspectives ».
- David Portales (GLHD) a insisté sur la posture : « Arrêtons de nous excuser d’être là : l’agrivoltaïsme est une réponse concrète aux crises énergétique et agricole. »
- Jean-Philippe Frossard (Agriculteur et vice-président de la FFPA), a recentré le débat : « L’agrivoltaïsme est avant tout un projet agricole. Parlons d’agriculture avant de parler de panneaux. »
- Mickaël Ménager (ADquation) a rappelé la finalité de la filière : « Stabiliser économiquement les exploitations, préparer la transmission et garantir leur pérennité. »
Un constat étayé par la récente édition du Baromètre de l’Agrivoltaïsme en France, étude menée par ADquation et La France Agricole : 76 % des agriculteurs interrogés identifient l’agrivoltaïsme comme un revenu complémentaire stabilisateur, révélant un levier concret face aux aléas agricoles.
La méthode GLHD va dans le même sens : construire des projets agrivoltaïques pensés pour et avec des collectifs d’agriculteurs, capables de répondre simultanément aux défis agricoles, énergétiques et territoriaux.
Nous concevons chaque projet comme un outil de résilience, adapté à chaque territoire, et fondé sur une concertation réelle avec toutes les parties prenantes.
Comme l’a souligné Jean-Philippe Frossard à la clôture du débat : « Si on enlève un maillon du triptyque agrivoltaïque – agriculture, énergie et territoire – c’est tout l’ensemble qui s’effondre. »
Merci à la FFPA, à Nathalie Croisé pour l’animation de la journée, aux partenaires Photosol, REDEN et H2air, ainsi qu’à l’ensemble des participants, pour l’énergie collective mise au service du monde agricole et des territoires.


