SIA 2026 : ITW de David Portalès dans News Tank Agro
Le 20 mars 2026
Dans le cadre du dernier Salon International de l’Agriculture (SIA) qui s’est déroulé à Paris fin février, notre président, David Portalès s’exprime dans les colonnes de News Tank Agro. Il revient notamment sur la stratégie globale de GLHD, les effets de la loi APER sur la filière, et la dernière PPE3 (Programmations Pluriannnuelles de l’Energie), soulignant au passage que l’électrification du monde agricole est une priorité. Morceaux choisis de l’ITW publiée ici.
Mettre l’agriculture au coeur des transitions
GLHD accompagne aujourd’hui plus de 220 exploitants sur le territoire français, avec l’ambition à la fois d’une amélioration de l’environnement et d’un retour à la biodiversité sur les parcelles où les systèmes agrivoltaïques sont installés. « Sur une même parcelle, nous rendons possibles deux transitions, voire trois : la transition agricole, la transition énergétique et, aussi, la transition environnementale (…) Nous accompagnons les agriculteurs qui le souhaitent vers une agriculture plus résiliente, car ils sont investis dans une transition adaptée et à leur volonté de projeter leur exploitation dans le moyen et long terme ». Avec toujours la volonté de placer les agriculteurs au centre des projets de développement : « nous cherchons avant tout des agriculteurs, pas des terrains. »
Entre cadre règlementaire et réalité agricole
Censée être une loi d’accélération des projets, elle a plutôt eu tendance à complexifier l’agrivoltaïsme voire freiner une dynamique qui tend à privilégier l’adaptation aux critères techniques du cadre réglementaire. Le risque est de freiner le développement, voire de s’écarter, dans certains cas, de la vocation agricole initiale et de la logique de projets agricoles de territoire conçus sur mesure. « Nous avons toujours plaidé pour un agrivoltaïsme qualitatif, axé sur des collectifs d’agriculteurs qui prennent en main leur vie, leur projet agricole et leur transition. La loi APER nous pousse vers des solutions plutôt technologiques, plus onéreuses, plus hautes, avec un peu plus de trackers. Nous militons toujours pour quelque chose de simple et robuste. » Il souligne toutefois l’importance de légiférer la filière afin d’éviter les abus. « Il y a tellement de loyers annoncés à tort et à travers, à des agriculteurs qui se sont vus plus riches qu’ils ne l’étaient, alors que des projets ne sortiront jamais. Cela ne va peut-être pas faire de mal qu’il y ait un peu de rationalisations. »
Le solaire reste une trajectoire confirmée
S’il regrette la publication tardive de cette PPE3 et la nébulosité contrainte du secteur lié à ce retard d’annonce… il reste positif sur le développement du solaire dans l’Hexagone « La PPE a un avantage : elle dit bien que les centrales au sol sont plus que nécessaires. Il n’y a, pour l’instant, pas d’objectif quantitatif, mais il y a bien cette idée que c’est l’une des vraies perspectives pour le déploiement du solaire à grande échelle en France ».
Merci au journaliste Paul Laillier pour l’article à retrouver en intégralité ici