Le miel du Phare est là !

Le 7 septembre 2026

Début juillet, Clémence Cantoni (coordinatrice territoriale chez GLHD et apicultrice à ses heures), et Vincent Vignon (directeur du développement), ont enfilé leurs combinaisons blanches pour rejoindre leurs deux ruches installées à quelques pas du Phare, siège de GLHD à Martillac. Enfumoir et gestes précis pour respecter les abeilles : les complices de ce « projet biodiversité » ont extrait des ruches les hausses chargées de miel. Une phase assez technique, au plus près des locataires. 

 « Récolter le miel c’est comme faire un braquage, sourit Clémence. Tout doit être préparé et millimétré. Vingt-quatre heures avant, nous posons des chasse-abeilles pour que durant la nuit, elles descendent dans le corps de ruche où se trouve le couvain, c’est-à-dire la reine, les œufs, les larves et tout le nécessaire pour assurer le renouvellement de la ruche. Le lendemain, les hausses sont “normalement” vides d’abeilles et c’est le moment de partir avec le butin. Mais il faut faire vite, sans stress et sans précipitation car elles comprennent vite ce qu’il se passe ! Cette année est particulière car l’été chaud et sec ne voit pas beaucoup de ressource alimentaire disponible pour juillet août. Le miel de cet été sera donc leur alimentation jusqu’au printemps prochain. »

Une première récole en “série limitée” 

À l’issue de la récolte, place à l’extraction. Direction la salle de vie du Phare, quelques jours plus tard, pour s’y atteler collectivement. Sur la table : couteau à désoperculer, extracteur, seaux et pots. Autour, une bonne dizaine de collaborateurs GLHD, à la fois acteurs et témoins de l’extraction. Pédagogie, tests en situation et quelques doigts qui goûtent le miel au passage… À l’arrivée, plusieurs pots dorés étiquetés « Le miel du Phare ». 

« Nous avons pu faire deux récoltes pour cette première année, détaille Vincent Vignon. La première à la mi-mai nous a donné du miel de printemps toutes fleurs. Il a un aspect très liquide et doré, presque transparent. C’est ce miel qui a été proposé aux amateurs de GLHD dans une série limitée de 40 pots, et nous espérons qu’il a été à la hauteur des attentes ! La deuxième récolte de début juillet nous a permis de découvrir un miel plus coloré et avec plus de caractère. L’étalement des floraisons donne toute sa magie à ce moment où le miel s’égoutte à la sortie de l’extracteur : le goût et la couleur changent à chaque récolte. Pour ce deuxième miel toutes fleurs d’été, nous pensons qu’il est proche d’un miel de bruyère, cette plante de lande rose violacée qui est en fleur depuis le mois de juin. »

Pourquoi des ruches chez GLHD ? 

« Les abeilles sont un formidable bio-indicateur, et c’est une chance d’avoir une entreprise responsable qui accueille sur son terrain une telle aventure, explique Clémence. Visiter les ruches régulièrement permet de se connecter au déroulé des saisons et des évènements climatiques. La météo de cette année a été très particulière : les chaleurs que nous avons vécues ont eu un impact majeur sur les abeilles, d’abord par une floraison abondante et très rapide au printemps, puis par une grande diminution de la ressource alimentaire sur tout l’été. Les moissons sont précoces, les floraisons aussi. Les épisodes de canicule induisent un travail supplémentaire pour les abeilles : elles doivent climatiser leur habitat en apportant de l’eau dans la ruche et en créant des circulations d’air. Tous ces efforts consomment de l’énergie, et nous leur avons laissé une bonne partie de leur miel pour “passer l’été”. Pour les aider encore plus, nous avons protégé les ruches avec un revêtement blanc et isolant. Enfin, elles ont aussi pu profiter de bacs à eau à proximité des ruches pour limiter la dépense énergétique liée à la recherche de cette précieuse ressource. De l’énergie, elles en ont besoin aussi pour lutter contre les frelons asiatiques. Les pièges que nous avons posés en début de saison ont limité le nombre de fondatrices aux alentours et donc l’installation de nouveaux nids de frelons. Nous avons également aidé cette défense des ruches par l’installation de harpes électriques (alimentées par l’énergie solaire) pour limiter au maximum les attaques. Et ça fonctionne très bien ! » 

Chaque geste compte 

Chez GLHD, la biodiversité n’est pas qu’un chapitre de notre charte RSE, c’est aussi un critère de conception. Sur chacun des 30 projets agrivoltaïques que nous développons en France, elle guide nos études d’impact, nos choix de structures, les haies que nous replantons, les zones sous panneaux qui peuvent aussi devenir des refuges pour les pollinisateurs. Le miel, c’est l’histoire d’une saison… Un projet agrivoltaïque, celle d’une génération. Deux échelles, une même patience, et toujours une histoire collective ! 

« Nous en profitons pour chaleureusement remercier GLHD pour l’hébergement de nos 120 000 abeilles, et les quelques collègues curieux et volontaires (Joëlle, hugo, Sophie, …) qui ont veillé sur elles pendant l’été, notamment en les alimentant en eau, conclut Clémence, rappelant que chaque petit geste compte dans le contexte actuel. Les effets du réchauffement climatique et les incendies que nous vivons sont dramatiques et impactants pour la biodiversité locale, notamment pour les pollinisateurs. Maintenir cette petite population sur notre site est une façon d’agir simple, à petite échelle, mais exemplaire. » 

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